Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le bar à poèmes

18 septembre 2024

Abdellatif Laâbi (1942 -) : Ruses de vivant

Abdellatif Laâbi (1942 -) : Ruses de vivant
Ruses de vivant Ce bout de route devant moi plus proche de la nuit la vraie, la véridique l’incontournable Je ralentis le pas Je fais semblant d’admirer le paysage Ruse de vivant J’y crois et n’y crois pas L’arrêt en si bon chemin quand la lumière enfin...
17 septembre 2024

Jean Lavoué (1955 - 2024) : « Ces traces dans le sable des heures... »

 Jean Lavoué (1955 - 2024) : « Ces traces dans le sable des heures... »
Juliette Pavy / Hans Lucas pour La Vie Ces traces dans le sable des heures Que tu ne sais pas lire Et dont tu ne sais où elles vont Ni d’où elles viennent, Tu en éprouves en toi pourtant, Pluie d’étoiles effacées, Le mouvement et l’éclat. Lumières du...
16 septembre 2024

Franck Venaille (1936 -2018) : Au petit matin

 Franck Venaille (1936 -2018) : Au petit matin
Au petit matin On n’en guérissait pas des blessures anciennes des plaies qui se rouvraient sous les mains des petites Tu es triste pourquoi es-tu si triste et le jour s’annonçait sur notre désarroi sur notre solitude On se levait On se lavait on pensait...
15 septembre 2024

Walther von der Vogelweide (vers 1170 – vers 1230) : « Las, où se sont enfuies toutes mes années !... » / « Owê war sind verswunden alliu mîniu jâr !... »

Walther von der Vogelweide (vers 1170 – vers 1230) : « Las, où se sont enfuies toutes mes années !... » / « Owê war sind verswunden alliu mîniu jâr !... »
Statue de Walther von der Vogelweide par Heinrich Scholz, à Duchcov (Tchéquie). 16.XIX Las, où se sont enfuies toutes mes années ! Ai-je rêvé ma vie, ou bien est-elle réelle ? Ce que je croyais exister, existait-il vraiment ? Depuis ce temps j’ai dormi...
14 septembre 2024

Ghérasim Luca (1913 – 1994) : l’Echo du corps

Ghérasim Luca (1913 – 1994) : l’Echo du corps
L’écho du corps « prête-moi ta cervelle cède-moi ton cerveau ta cédille ta certitude cette cerise cède-moi cette cerise ou à peu près une autre cerne-moi de tes cernes précipite-toi dans le centre de mon être sois le cercle de ce centre le triangle de...
13 septembre 2024

Fernand Verhesen (1913 – 2009) : « Je n’ai qu’un visage... »

Fernand Verhesen (1913 – 2009) : « Je n’ai qu’un visage... »
Je n’ai qu’un visage absent de partout pour regarder la terre à travers lui un seul regard pour voir le pays de mon visage un chemin très étroit pour aller jusqu’au bord de l’eau jusqu’à l’ombre inexistante de ma ville à midi verticale un seul corps de...
12 septembre 2024

Rouben Melik (1921 – 2007) : Ne venez pas mourir

Rouben Melik (1921 – 2007) : Ne venez pas mourir
Ne venez pas mourir Ne venez pas mourir oiseaux des larges mers Oiseaux tumultueux qui rassemblez vos ailes Sur vos corps apeurés, blessés par les amers, Dans les vents engloutis près des champs de coraux, Oiseaux froids de l’hiver filez dans les ruelles...
11 septembre 2024

Josée Lapeyrère (1944 – 2007) : La quinze chevaux (2)

Josée Lapeyrère (1944 – 2007) : La quinze chevaux (2)
La quinze chevaux ............................................................... allongée dans l’herbe elle laisse les bruits venir elle découpe avec du bleu les feuilles vertes dans la voiture qui brille il y a peut-être un homme ou deux non pas deux...
11 septembre 2024

Josée Lapeyrère (1944 – 2007) : La quinze chevaux (1)

Josée Lapeyrère (1944 – 2007) : La quinze chevaux (1)
Josée Lapeyrère à Paris en 2004 La quinze chevaux cela commence avec le trait noir noir de corbeau bleu saumon puis noir noir de fumée. là tout en haut du chemin debout sur l’herbe verte suivie par des canards bleus rouges la femme en robe noire regarde...
10 septembre 2024

Emmanuelle Favier (1980 -) : A chaque pas, une odeur

Emmanuelle Favier (1980 -) : A chaque pas, une odeur
A chaque pas, une odeur Ici les murs de la maison s’évasent en eaux claires la chaux brune des vastes villages Boit la majuscule d’un nom. Et je recrache l’étonnant azur, dessillé du sable Sur l’épaule précisément la permanence du souffle De cet arrêt...
Le bar à poèmes
Archives
Newsletter
125 abonnés