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Le bar à poèmes

28 septembre 2024

Nancy Morejón (1944 -) : « Je continue de respirer... »

Nancy Morejón (1944 -) : « Je continue de respirer... »
Je continue de respirer l’écume de la mer qu’on me fit traverser. La nuit a disparu de ma mémoire mais l’océan lui-même ne pourrait s’en souvenir. Pourtant je n’oublie pas le premier pélican que j’aperçus. Les nuages, hauts, comme d’innocents témoins...
27 septembre 2024

Richard Brautigan (1935 – 1984) : La courbe des choses oubliées / The cuve of forgotten things

Richard Brautigan (1935 – 1984) : La courbe des choses oubliées / The cuve of forgotten things
La courbe des choses oubliées Les choses s’incurvent lentement hors de vue jusqu’à disparaître tout à fait. Après ne reste plus que la courbe. Traduit de l’américain par Frédéric Lasaygues et Nicolas Richard In, Richard Brautigan : « Il pleut en amour...
26 septembre 2024

Klaus Rifbjerg (1931 – 2015) : Portrait

Klaus Rifbjerg (1931 – 2015) : Portrait
Portrait gêné, insolent fier retourné sur moi chambre d’échos mon cri ma réponse dressé derrière l’éventail musclé de ton ventre être cubique sans cesse en ébullition sans cesse pétri chute de lumière sur de vastes surfaces activités rendements supérieurs...
25 septembre 2024

Marguerite de Valois (de France) (1553 – 1615) : Stances amoureuses

Marguerite de Valois (de France) (1553 – 1615) : Stances amoureuses
Portrait de Marguerite de Valois par François Clouet, Musée Condé (Chantilly) Stances amoureuses de la reine de Navarre sur ses amours avec Champvallon .................................................................. J'ai un ciel de désir, un monde...
24 septembre 2024

Carlos Edmundo de Ory (1923 – 2010) : La maison morte

Carlos Edmundo de Ory (1923 – 2010) : La maison morte
La maison morte A Eduardo Pas à pas j’ai atteint la grille un jour en toute solitude et avec ma petite taille j’ai ouvert la porte et pénétré dans l’obscure maison qui de haut en bas était vide Comme là j’étais à l’abri de la pluie j’ai dormi d’un sommeil...
23 septembre 2024

Orides de Lourdes Teixeira Fontela (1940 – 1998) : Escargot

Orides de Lourdes Teixeira Fontela (1940 – 1998) : Escargot
Escargot La surface suave convexe ne révèle pas son dedans : elle brille c’est tout. L’entrée une voûte étroite est sobre sombre grotte. La suite une rampe enroulée se resserre en étonnement labyrinthique. La fin son intime limite n’est rien au-delà d’elle-même...
22 septembre 2024

Imasango (1964 -) Embastillée d’argile

Imasango (1964 -) Embastillée d’argile
Embastillée d’argile Touchée par la chaleur Du silence de tes lèvres Je congédie le monde Je respire par tes mains Je me couvre de tes veines Je te bois Je deviens Soleils rouges Ton corps est vagabond Trouvant l’asile D’une terre Eclose Devenue femme...
21 septembre 2024

Lapo Gianni (fin XIIIéme – début XIVeme siècle) : « Je veux, Amour... » / « Amor, eo chero... »

Lapo Gianni (fin XIIIéme – début XIVeme siècle) : « Je veux, Amour... » / « Amor, eo chero... »
Je veux, Amour, ma dame en mon pouvoir, L’Arno d’eau balsamique Les remparts de Florence en argent pur Et ses rues de cristal toutes dallées, Cent châteaux crénelés, Et tous les Italiens pour mes vassaux. Je veux le monde en paix, les routes sûres, Des...
20 septembre 2024

Bai Pu / 白朴 (1226 - après 1306) : Les quatre saisons : automne

Bai Pu / 白朴 (1226 - après 1306) : Les quatre saisons : automne
Les quatre saisons : Automne Solitaire, un hameau, sous le couchant, aux teintes estompées ; Brume légère, arbres antiques, corbeaux dans la froidure... L’ombre d’une grue en vol rase le sol. Montagne bleue, nappe d’eau verte ; Blanc de l’herbe, pourpre...
19 septembre 2024

Francisco de Quevedo y Villegas (1580 – 1645) : « Du dernier jour déjà le glas résonne... » / « Ya formidable y espantoso suena... »

Francisco de Quevedo y Villegas (1580 – 1645) : « Du dernier jour déjà le glas résonne... » / « Ya formidable y espantoso suena... »
Du dernier jour déjà le glas résonne Dans le secret du cœur épouvanté ; Déjà la dernière heure noire et froide Avance, lourde, d’ombres et d’effroi. Mais si c’est le repos, la paix sereine Que, sous le travesti de la douleur, La mort apporte, sa rigueur...
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