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Le bar à poèmes

19 mars 2021

André Markowicz (1960 -) : « Laisse ton adresse... »

André Markowicz (1960 -) : « Laisse ton adresse... »
Laisse ton adresse, dit en rêve, dans le train de nuit où tu somnoles, l’ombre qui se fond, tournant le buste en parlant, si bien que ce qui sonne te parvient issu non de sa bouche mais du glissement de son absence vers une autre image et si, le pauvre,...
18 mars 2021

Langston Hughes (1902 – 1967) : Le Blues Inconsolable / The weary Blues

Langston Hughes (1902 – 1967) : Le Blues Inconsolable / The weary Blues
Le Blues Inconsolable Fredonnant syncopé un air nonchalant Il chantait un air doux en se balaçant d’arrière en avant J’l’écoutais jouer, le Nègre En descendant la Lenox avenue l’autre nuit Sous la pâleur terne blafarde d’un vieux bec de gaz Il s’balançait...
17 mars 2021

Eustache Deschamps (1346 – 1406) : Virelai sur la tristesse du temps présent

Eustache Deschamps (1346 – 1406) : Virelai sur la tristesse du temps présent
Virelai sur la tristesse du temps présent Je ne voie ami n’amie Ni personne qui bien die ; Toute liesse défaut, Tous cœurs ont pris par assaut Tristesse et mélancolie. Aujourd’hui n’est âme lie, On ne chante n’esbanie (*), (*) ni se distrait Chacun cuide...
16 mars 2021

Ezra Pound (1885 – 1972) : « Qui, mort, garde son esprit entier... » / « Who even dead, yet hath his mind entire... »

Ezra Pound (1885 – 1972) : « Qui, mort, garde son esprit entier... » / « Who even dead, yet hath his mind entire... »
Canto XLVII Qui, mort, garde son esprit entier ! Ce bruit vint dans l’obscurité D’abord dois-tu descendre en enfer A la charmille de Proserpine fille de Cérès, Traversant le noir surplombant, pour voir Tirésias, Qui fut aveugle, une ombre, qui est en...
15 mars 2021

Le Chatelain de Coucy (1186 – 1203) : « La douce voix du rossignol sauvage... » / « La douce voiz du louseignol sauvage... »

Le Chatelain de Coucy (1186 – 1203) : « La douce voix du rossignol sauvage... » / « La douce voiz du louseignol sauvage... »
Château de Coucy La douce voix du rossignol sauvage Que nuit et jour j’entends jaser et bruire, Adoucit tant mon cœur et le soulage Que de mes chants je me veux réjouir Bien dois chanter puisqu’il vient à plaisir A celle à qui de mon cœur fis hommage....
14 mars 2021

François Rannou (1963 -) : Dévié par le vent (Paul Celan)

François Rannou (1963 -) : Dévié par le vent (Paul Celan)
Dévié par le vent (Paul Celan) à Guennadi Aïgui s’il faut maintenant construire un mot double ce serait le dernier feu dans la neige rabâchée mottes retournées terre mélangée à l’herbe dans la neige qui n’est plus que l’aneige froid aveugle sans douleur...
13 mars 2021

Arnaut de Mareuil (vers 1150 – vers 1190) : « Dame, plus belle que ne sais dire... » / « Dona genser qe no sai dir...

Arnaut de Mareuil (vers 1150 – vers 1190) : « Dame, plus belle que ne sais dire... » / « Dona genser qe no sai dir...
Dame, plus belle que ne sais dire, Pour qui souvent geins et soupire, Cet ami vôtre, si bon et tendre, Assez savez lequel entendre, Vous fait transmettre son salut. ................................................ Amour m’a commandé d’écrire Ce qu’avec...
12 mars 2021

Henri Droguet (1944 -) : Bout de monde

Henri Droguet (1944 -) : Bout de monde
Bout de monde D’abord le vent, que je dis livrant d’ahan provisoire bataille et puis l’algue-mourir Le roc qui fut là, installé définitif et puis l’ajonc de la grand-mer, que je dis la salée, la quelquefois charmante ses berceuses à matraquer les falaises...
11 mars 2021

Daniel Biga (1940 -) : Désert

Daniel Biga (1940 -) : Désert
Désert Dans le vent de sable sous nos pas la dune vit glisse plisse se ride s’éclipse en place restent quelques granions de fer une ampoule de silicea une dose d’aurum metallicum 30 ch peu d’eau dans ma gourde de chèvre dois-je boire maintenant ? (ou...
10 mars 2021

Bernard Noël (1930 - 2021) : Tombeau de Lunven

Bernard Noël (1930 - 2021) : Tombeau de Lunven
Tombeau de Lunven 1 la terre à présent a mangé ton corps ta viande en bouillie autour de tes os ta jeune énergie devenue charogne ta tête cassée comme un œuf pourri là-haut ta fenêtre est encore ouverte indifférente à ton saut à l’envers à quoi pensais-tu...
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