Wang Wei / 王维 (701 – 761) : En revenant du Grand mont

En revenant du Grand mont
La rivière ceinture
les taillis foisonnants
Où cheval et voiture
s’en vont d’un pas tranquille
Ses eaux purent dévalent
on dirait à dessein
Et les oiseaux ce soir
avec moi se retirent
Rempart à l’abandon
du vieil embarcadère
Crépuscule automnal
sur la montagne entière
Le Grand mont se déploie
il s’élève et s’abaisse
Me voilà de retour
et je ferme ma porte.
Traduit du chinois par Jean-Pierre Diény
In, « Jeux de montagnes et d’eaux,
quatrains et huitains de Chine »
Encre marine éditeur, 42220 Fougères
Retour au mont Song
La rivière limpide entraîne les rives touffues ;
Voitures et chevaux s’en vont oisivement.
L’eau coule comme si elle avait des sentiments ;
Les oiseaux rentrent ensemble à la nuit tombante.
La ville déserte surplombe le vieil embarcadère ;
Le soleil couchant emplit les monts automnaux.
Tantôt haut, tantôt bas, le mont Song se déploie ;
Je rentre et ferme la porte pour rester chez moi.
Traduit du chinois par Florence Hu–Sterk
in, « Anthologie de la poésie chinoise »
Editions Gallimard (La Pléiade), 2015
Du même auteur :
« Seul assis parmi des bambous... » (24/02/2021)
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En montagne (24/02/2023)
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