Geoffrey Squires (1942 -) : » Une brindille oscille... » / « A stalk bends... »
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Une brindille oscille d’un côté légèrement de l’autre
abeilles foulant l’air chaud
Emplies d’été chargées d’été
Et la dame en ocre assise
à la table de fer
Du noir coule de ses yeux
Sur ses genoux elle a un miroir
pas exactement un miroir
En fait l’exact opposé d’un miroir
La rocaille
un peu fatiguée
A l’autre bout du comté
cet homme est mort
et durant six semaines personne ne l’a su
Quiétude désormais
dans l’obscurité
de la plantation
Pin rigide sureau épicéa
le ciel apparaît
dans l’intervalle d’un pare-feu
Courtes nuits d’été
Une autre étoile et une autre et une autre
Fleur
qui s’ouvre à moi
dans le noir
quand les fleurs ne s’ouvrent pas
Il retourne sans cesse à la fenêtre
c’est nous qui dépérissons
Animaux
dans le sous-bois
dans les arbres
attentifs à la lisière de la peur
pattes crispées de joie
Paysage
à propos duquel il n’y a rien d’humain
Il retourne sans cesse à la fenêtre
une nuit chaude et tout
Perception du champ complexe non linéaire
Souvenirs
et murmures de visages mêlés
Et puis
le grand cri d’ailes déchirées
cette ombre à cheval sur notre ombre
Petites bulles de vie
sans le moindre son
perdues dans la ruée
Les routes sont du meurtre à l’état pur de nos jours
du meurtre à l’état pur
je ne sais pas
Petites bulles de vie
perdues dans la ruée
sans le moindre son
Traduits de l’anglais par François Heusbourg
In, Geoffrey Squires ; « Choix de poèmes »
Editions Unes, Nice, 2024
Du même auteur : « (Et toute la difficulté ... » / « (And all the trouble... » (08/06/2025)
..
A stalk bends slighty bends back
bees treading the warm air
Summer-filled summer-laden
And the lady in ochre seated
at the iron table
Black flows out of her eyes
On her lap she has a mirror
not exactly a mirror
In fact the exact opposite of a mirror
The rock garden
a little tired
Over the other side of the county
that man died
and for six weeks we never knew
Stillness now
in the dark
of the plantation
Pitch-pine spruce elder
sky appearing
in the gap of a fire-break
Short summer nights
Another star and another and another
Flower
that opens to me
in the dark
when flowers do not open
He goes repeatedly to the window
it is we xho wither away
Animals
in the undergrowth
in the trees
alert to the edge of fear
feet clutched in delight
Landscape
about which there is nothing human
He goes repeatedly to the window
a warm night and all
Sense of the field complex non-linear
memories
and whispers of composite faces
And then
the great cry of ragged wings
this shadow astride our shadow
Little bubbles of lives
no sound at all
lost in the hurry
The roads are sheer murder nowadays sheer murder
I don(t know
Little bubble of lives
lost in the hurry
no sound at all
Figures
Ulsterman Publications, Belfast, 1978
Poème précédent en anglais :
Seamus Heaney : Pour David Hammon et Michael Longley / Forr David Hammon and Michael Longley (24/05/2026)
Poème suivant en anglais :
Ronald Stuart Thomas : Paysage gallois / Welsh landscape (14/06/2026)