Bachir Hadj Ali (1920 – 1991) : Les fleurs de La Maqta
/image%2F1371599%2F20260609%2Fob_aae85b_bachir-hadj-ali-1.jpg)
Les fleurs de La Maqta (1)
Donne-moi la main pour ouvrir la plaine
Où fleurit la saison que le coeur submerge
Entre la halte de Sig (2) et la source des mers
Au bord des étangs verts où se vident les veines
Que de charges blanches que de mêlées furieuses
Mes cavaliers pèlerins ont vaincu tes ancêtres
Donne-moi la main pour ouvrir la porte
Où je frappe en vain que le passé réveille
Entre l’Oued stérile et la colline enceinte
Le cantique des morts traîne un nom d’émir
Que de legs ignorés que de bougeons futurs
Tes ancêtres par le nombre ont vaincu mes tribus
Donne-moi la main pour ouvrir la flamme
Où je meurs d’aimer je revis de combatte
Entre l’appel des monts et la rue souveraine
La ville assiégée libère l’amour naissant
O ma sœur jumelle O ma terre déjà reine
J’ai reçu la Maqta dans les plis de sa plaine,
(1) Défaite de l’armée française face à l’émir Abdelkader
(2) La plaine de Sig a été un lieu d’affrontement entre l’armée
française et l’émir Abdelkader
... Que la joie demeure
Pierre Jean Oswald éditeur, 14600 Honfleur, 1970
Du même auteur :
La femme et l’arbre (09/06/2021)
Naissance (09/06/2022)
Lettre à ma femme (09/06/2023)
Ta visite (09/06/2024)
Que le chant ne meure (09/06/2025)