Lilit Phra Lo / ลิลิตพระลอ (Début du 17ème siècle) : P’hra Lo et les deux princesses
P’hra lo et les deux princesses
Son visage s’approche de son visage aux joues claires et fraîches.
O jeune et ravissant visage !
Son sein s’approche de son sein délicat, son ventre de son ventre.
O doux ventre et douce poitrine emplie d’amour !
Ensorcelé, il s’unit à elle, fraîche et ravissante.
Intimement se mêlent leurs parfums et leurs goûts, leurs désirs et leurs destinées.
Ils sont comme les fleurs ravissantes d’une guirlande, pressées les unes contre
les autres, et dont les pétales s’épanouissent et se déroulent
Et l’abeille vient fouiller intimement le coeur du lotus, tandis qu’ils s’excitent
en s’appelant l’un l’autre.
Un bain dans l’étang du paradis n’égale pas le bain dans l’étang de la petite
princesse à la chair douce, arrosée, oh ! à satiété.
Le bonheur est immense dans l’étang de la jeune fille où bondit le poisson
vainqueur.
Traduit du thaï par Pierre Schweisguth
in, « Eudes sur la littérature siamoise »
Adrien Maisonneuve éditeur,1951