Maria Teresa Horta (1937 -) : (La bouche – La rose) / (La Boca- A rosa)
(La bouche – La rose)
La bouche s’entr’ouvre
dans la salive de la rose
au ras de la fente
dans la fissure des jambes
S’entr’ouvre la rose
dans la bouche qui desserre
au sommet du corps
la rose entr’ouverte
Et la tige se prolonge
la langue dans la fissure
dans la bouche de la rose
l’antre des jambes
qui alors s’entrecourbe
coule
se perd
S’entr’ouvre la rose
entre les lèvres
des pétales
Traduit du portugais par Max de Carvalho
In, « La poésie du Portugal des origines au XXème siècle »
Editions Chandeigne, 2021
De la même autrice : Le vagin / A vagina (17/07/2024)
(La Boca- A rosa)
Entreabre-se a boca
na saliva de rosa
no raso da fenda
na fissura das pernas
Entreabre-se a rosa
na boca que descerra
no torpo do corpo
a rosa entreaberta
E prolonga-se a haste
a língua na fissura
na boca da rosa
na caverna das pernas
que aí se entre-curva
se afunda
se perde
se entreabre a rosa
entre a boca
das pétalas
Poème précédent en portugais :
Manuel Alegre : Exil / Exílio (22/05/2025)