Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le bar à poèmes
25 mars 2026

Luis Antonio de Villena (1951 -) : Royaume des Taifas / Reinos de TaifasTraduit de

 

 

 

 

Royaume des Taifas

 

 

A Randal Switzer

 

 

 

 

Je jouirai de ta peau brune et du vent obscur

 

de ton duvet blond. Le matin nous irons

 

à la mer, nous chercherons des coquillages et des galets,

 

Et quand sortant de l’eau nous seront las,

 

nous mangerons couchés des raisins et la pulpe carmin

 

de la pastèque. Parmi l’éclat du soleil,

 

je promènerai ma main sur l’eau délicieuse

 

de tes jambes. Quand arrivera la nuit

 

et que l’air brûlera dans la chaude odeur des jasmins,

 

nous boirons du vins sur la terrasse, et tandis que

 

ta première jeunesse reposera sur moi, que tu me souriras,

 

tout prêt de t’endormir, je jouerai à fixer sur ton lobe

 

un grenat (qui brille dans la nuit) ou la blanche pâleur

 

d’une perle. L’aube nous surprendra

 

(je te le promets) parmi le meilleur et les délices du désir.

 

Les jours dont nous disposons, souviens-toi, sont comptés

 

Presque nul ne comprend le plaisir, trop grande est

 

l’insouciance. Les gens de notre espèce doivent

 

vivre vite. Comme si tout n’existait qu’un seul jour.

 

Notre royaume est éphémère ! Chrétiens ou Almoravides

 

finissent assez tôt par frapper à notre porte.

 

 

 

 

 

Traduit de l’espagnol par François-Michel Durazzo

 

in, Revue « Europe »

 

Du même auteur : Oraison aux parvis de la cité de Baal (25/02/2016)

 

 

 

Reinos de Taifas

 

 

A Randal Switzer

 

 

 

Gozaré con tu piel morena, y el viento oscuro

 

de tu pelo rubio. Iremos en la mañana

 

al mar, y buscaremos conchas y piedras lisas.

 

Y cuando estemos cansados, al salir del lagua,

 

nos tenderemos a comer uvas, y la pulpa carmesi

 

de la sandia. Entre el fugor del sol,

 

yo pasearé mi mano por el agua deliciosa

 

de lus piernas. Y cuando. llegue la noche

 

y el aire arda en el cа́lido olor de los jazmines,

 

beberemos vino en la terraza, y mientras

 

tu jovencisima belleza se reposa en mí, y me sonríes

 

muy cerca ya del sueño, jugaré a prenderte en el lо́bulo

 

un granate ( que brilla por la noche) o el blanco palor

 

de una perla. Y el alba nos sorprenderа́

 

(te lo prometo) entre el deseo mejor y la delicia.

 

Son, recuerda, muy pocos los días de que disponemos.

 

Casi nadie entiende el placer y es muy larga

 

la incuria. Las gentes como nosotros deben

 

vivir deprisa.Como si todo fuese solamente un día.

 

Que breve es niestro reino, y cristianos o almorа́vides,

 

terminan por llamar muy pronto a nuestra porta.      

 

 

Poème précédent en espagnol :    

 

Atahualpa Yupanqui: Bagualita des collines / Bagualita del cerro (10/03/2026)

Commentaires
Le bar à poèmes
Archives
Newsletter
131 abonnés