Llywarch-Hen (vers 490 – vers 590) : Les splendeurs
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Les splendeurs
Brillantes sont les cimes de frênes. Ils sont grands et blancs
quand ils croissent auprès du torrent.
Longue est la douleur d’un coeur malade
Brillante est la falaise à l’heure longue de minuit.
Tout homme travailleur doit être honoré,
c’est le devoir de la femme de lui donner le sommeil après son labeur.
Brillante est la cime du saule, joyeux le poisson
dans le lac. Le vent siffle sur les hautes branches.
les dons de la nature valent mieux que l’instruction.
Brillantes sont les tiges de bruyère. Aie confiance
dans le sage et repousse l’insensé.
Il n’y a de divin que Dieu.
Brillant est la feuille du trèfle. Le timide n’a pas de courage,
les bijoux se consument eux-mêmes.
D’ordinaire, les soucis sont le propre du faible.
Brillante est la tige du roseau. Furieux est le jaloux,
il est rarement heureux.
C’est le propre du sage d’aimer avec sincérité.
Brillante est la crête de la montagne. Dans les tempêtes de l’hiver,
fragiles et courbées sont les grandes herbes.
Contre la faim, il n’y a pas de pudeur.
Traduit du gallois par Jean Markale
in, « Les grands bardes gallois »
Editions Jean Picollec, 1981
Du même auteur :
Les calendes de l’hiver (20/01/2022)
La neige (20/01/2023)
La vieillesse (20/01/2024)
Chant du coucou (20/01/2025)