Li Qingzhao / 李清照 (1084 – vers1155) : « Le parfum des lotus rouges... »
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Air : "Un rameau de Prunus"
Le parfum des lotus rouges a faibli, natte lisse comme le jade, automne.
Doucement je dénoue ma jupe de soie fine
Et monte seule dans la barque d’orchis.
Des nuages qui a envoyé cette lettre de brocart ?
Quand les oies sauvages ont fini d’écrire leur signe,
La lune inonde le pavillon de l’ouest.
Les fleurs d’elles-mêmes fanent et se dispersent, les eaux s’écoulent à leur gré,
Une seule et même pensée amoureuse,
Deux lieux à notre peine sans fin.
Ce sentiment, nul leurre ne peut l’éliminer,
Sitôt tombé entre les sourcils,
Il remonte à la pointe du cœur.
Traduit du chinois par Stéphane Feuillas
in, « Anthologie de la poésie chinoise »
Editions Gallimard (La Pléiade), 2015
Sur l’air le « prunier coupé
Le parfum du lotus rouge s’évanouit sur la nature couleur de jade. C’est
l’automne.
Je dégrafe légèrement mon vêtement de soie,
Et monte seule sur la barque aux motifs d’orchidées.
Qui m’adressera une missive à travers les nuages ?
Les bandes d’oies sauvages s’en reviennent en dessinant des caractères dans
le ciel;
La clarté de la lune emplit le pavillon de l’Ouest.
Traduit du chinois par Odile Kaltenmark
in, « Anthologie de la poésie chinoise classique
Editions Gallimard (Poésie), 1962
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