Garcilaso de La Vega (1501 – 1536) : « Déjà les bras de Daphné... » / A Dafne ya los brazos... »
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Déjà les bras de Daphné s'allongeaient
déjà ils se changeaient en longs branchages
et je vis se muer en vert feuillage
la chevelure où l’or blond miroitait.
Une rugueuse écorce recouvrait
les tendres membres pris dans cette cage
et les pieds blanc s’enfouissaient dans l’herbage
en racines durcies qui se tordaient.
Celui qui était cause de ce mal
à force de pleurer faisait grandir
cet arbre tant pleuré et déploré ;
Oh misérable sort ! douleur fatale
de voir jour après jour croître et grossir
le pur motif qu’il avait de pleurer !
Traduit de l’espagnol par Françoise Morvan
In, Françoise Morvan : « Clair soleil des esprits »
Editions Mesure, 2025
Du même auteur : « Belles nymphes... » / « Hermosas ninfas... » (02/06/2025)
A Dafne ya los brazos le crecían,
y en luengos ramos vueltos se mostraban;
en verdes hojas vi que se tornaban
los cabellos que al oro éscurecían.
De áspera corteza se cubrían
los tiernos miembros, que aún balbuciendo estaban;
los blancos pies en tierra se hincaban
y en torcidas raíces se volvían.
Aquel que fue la causa de tal daño,
a fuerza de llorar, crecer hacía
este árbol que con lágrimas regaba.
¡Oh miserable estado, oh mal tamaño!
Que con llorarla crezca cada día
la causa y la razón por que lloraba!
Poème précédent en espagnol :
Óscar Arturo Hahn : Réflexion d’un survivant / Refexiones de un sobreviviente (26/05/2026)