Jacques Prevel (1915 – 1951) : En dérive vers l’absolu
En dérive vers l’absolu
Il ne me reste qu’à enfreindre l’ordre
De toute justice
Pour me détacher sans consentement
De sa violence qui m’accable
J’ai vécu dans la confusion
Je suis mort de la confusion
Pour ma défense qu’aurai-je à dire
Mes forces se détruisent et me détruisent dans l’égarement
Je suis un criminel
Qui n’a pas compris le geste simulé
En dérive vers l’absolu
Editions Seghers, 1952
Du même auteur :
« Dans le temps, dans la nuit... » (04/06/2014)
« Ce que je peux dire… » (04/06/2015)
« Enfant je me suis étonné… » (04/06/2016)
« Au moment d’écrire… » (04/06/2017)
« J’ai souffert... » (04/06/2018)
Tous nos amis sont morts (04/06/2020)
« J’ai tout jeté dans l’extase... » (04/06/2021)
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