Esther Tellermann (1947 -) : Selon les sources (1)
/image%2F1371599%2F20260308%2Fob_485d4f_esther-tellermann-c-i-r-c-e-marche.jpg)
Selon les sources
Nous attendions
le nom de la légende
Au centre de la
mer
émergea l’archipel.
Il faudrait ajouter
à l’image
le temps
la touffe de gentianes.
La terre devint noire
puis les mousses
recouvrirent les
volcans.
Nous avions inventé
des siècles de calcaire
fait offrande
des colliers.
Il y eut encore
des chemins.
Il y eut encore
des chemins
d’autres vinrent
en notre centre
attestèrent l’incendie.
L’Histoire
se rassemble
dans nos poings.
Nous vérifions
l’érosion du gypse
l’éclosion de
la férule ;
Pour couvrir
la fracture
au sud
des péninsules
l’on posa
le linge.
Cela
soudain fûmes
assaillis de
pluie noires et de
sang.
Mots étaient à
rebours
ne libéraient
leur ombre.
Nous étions
sur la crudité
d’un rivage
bleu.
Nous constations
l’univers
de façade en
façade
effacions les combats
dans les ornements
de pierres.
Avions vidé
la lettre et
le vœu
d’innocence.
Puis le vent
fut asile
nous avions voulu
précéder
l’été
trouver la terre.
Avions accumulé
la bauxite
et les huiles
superposé
les angles contre
le ciel
pour
oublier les strates
d’argile.
Je les voyais
accroître la lumière
et enfle
la tessiture.
Elle veut
atteindre
et n’atteint pas.
Comment savoir ?
Miette de solitude
et d’insomnie ?
Nous vivions
dans les ravins
où sont les mauves.
Morts nous bercent
parfois
ce fut ainsi
comme simplement
se défont les
mains
comme
un rivage se
retire.
Peut-être
luisait encore
l’ombre des
nuits vieilles
mais étions soudain
trop nus
sur
le bord
du monde.
Comment savoir
entre les traces
ce qui dit ce
qui
restitue ?
Avions trop ri
à la face des dieux
N’avions su
rester étincelle
une touffe de
cistes entre
les pierres.
Une guerre se combat
veut forcer
l’espace
où
peu à peu s’épuisent
le sable
et les figuiers veut
forcer les portes
scinder le Dieu
puis reposer
dans le cercle.
Un lointain
prenait feu
hier monte
fait signe
nous voulions dénombrer
rapportions les figures.
Cette fois
nous ne savions plus
la disposition
des peurs.
Car sans toi
je ne pus
ouvrir la perle
coudre les bassins
me reposer dans
ta blessure
aller encore
plus bas là
où sèchent
les oliviers
et les soifs.
Votre lumière
soulignait les
tranchants
où perdre
la vigilance
Peut-être des
pluies rouges
empêcheront la
faim ?
Abreuvent les
dessus et
les dessous
font bruire
la plainte
d’un lieu très loin
de bouquets
et de palmes.
Ils se consolaient
de refrains
de part en part de
banderoles
pauvres tissus
les enserrent
marécages les ont
enfouis.
Ils demeurent
parmi le jaune
et les brindilles
avec l’idée
d’un seul
à supplier où à
confondre.
................................................................
De la même autrice :
Allons plus bas : (08/03/2023)
Trois sud : (08/03/2024)
Nos racines se ressemblent (08/03/2025)