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Le bar à poèmes

19 février 2015

Ezra Pound (1885 – 1972) : « Et donc les lianes me jaillissent des doigts… » / « So that the vines burst from my fingers...»

Ezra Pound (1885 – 1972) : « Et donc les lianes me jaillissent des doigts… » / « So that the vines burst from my fingers...»
CANTO XVII Et donc les lianes me jaillissent des doigts Et les abeilles lourdes de pollen Naviguent pesamment entre les sarments : Cherr- cherr- che-ricc – ronronnements Et les oiseaux ensommeillés entre les branches ZAGREUS ! IO ZAGREUS ! A la première...
18 février 2015

Georges Lafenestre (1837- 1919) : Femmes et soleil

Georges Lafenestre (1837- 1919) : Femmes et soleil
Femmes et soleil A José-Maria de Hérédia Dans l'air frais du matin il pleut des hirondelles, Sur les foins verts tressaille une blanche vapeur, Des soupirs incertains, mêlés à des bruits d’ailes, Courent le long des bois secouant leur torpeur. ……………………………………………………....
17 février 2015

Bernard Binlin Dadié (1916 –2019) : Nous avons dansé

Bernard Binlin Dadié (1916 –2019) : Nous avons dansé
Nous avons dansé Nous avons dansé, dansé, Secoué nos misères pour faire briller nos rêves, frappé le sol de toutes nos forces pour en faire jaillir le flot de chansons. Le vent, en nos mains repartaient en poussière. Nos joies en feu d’artifice ont illuminés...
16 février 2015

Philippe Desportes (1546 – 1606) : « Las. Je ne verrai plus… »

Philippe Desportes (1546 – 1606) : « Las. Je ne verrai plus… »
Las. Je ne verrai plus ces soleils gracieux Qui servaient de lumière à mon âme égarée ! Leur divine clarté s’est de moi retirée Et me laisse éperdu, dolent et soucieux C’est en vain désormais, ô grand flambeau des cieux ! Que tu sors au matin de la plaine...
15 février 2015

Christiane Baroche (1935 - ) : Soleil

Christiane Baroche (1935 - ) : Soleil
Soleil Hommage à Jean Cocteau Mes yeux sont morts. Mon bonheur de lumière s’est enfoncé dans l’eau, L’interrogation de la nuit me tire A l’envers des surfaces, Je n’ai plus de la vie que sa racine obscure Et plus ne m’illumine que ton innocence Dans la...
14 février 2015

Friedrich Hölderlin (1770 – 1843) : « Je connais quelque part un château-fort …» / “ Das alte Schloss zu untergraben…”

Friedrich Hölderlin (1770 – 1843) : « Je connais quelque part un château-fort …» / “ Das alte Schloss zu untergraben…”
Je connais quelque part un château-fort Dans lequel vit un roi silencieux ; Une suite bizarre l’accompagne ; Mais il ne monte jamais aux créneaux. La chambre de ses plaisirs est cachée Et d’invisibles sentinelles veillent ; Seul, le chant des sources...
13 février 2015

Henry Taylor (1942 - ) : Pas encore

Henry Taylor (1942 - ) : Pas encore
Pas encore Il viendra peut-être ce jour où, dans un fauteuil, je me perdrai lentement du regard, où, immobile à l’orée d’un champ, au bout d’un rue que je ne pourrai reconnaître, je tenterai de retrouver le souvenir qui semblerait faire que longue vie...
12 février 2015

Hugo von Hofmannsthal (1874-1929) : Une aventure / Erlebnis

Hugo von Hofmannsthal (1874-1929) : Une aventure / Erlebnis
Une aventure Des vapeurs argentées emplissaient la vallée De crépuscules, comme si la lune luisait à travers les nuages. Ce n’était pourtant pas la nuit. Mes pensées crépusculaires Etaient noyées dans les vapeurs argentées de la vallée Lorsque calme,...
11 février 2015

François Coppée (1842 – 1908) : « Je suis un pâle enfant du vieux Paris »

François Coppée (1842 – 1908) : « Je suis un pâle enfant du vieux Paris »
Je suis un pâle enfant du vieux Paris, et j'ai Le regret des rêveurs qui n'ont pas voyagé. Au pays bleu mon âme en vain se réfugie, Elle n'a jamais pu perdre la nostalgie Des verts chemins qui vont là-bas, à l'horizon Comme un pauvre captif vieilli dans...
10 février 2015

Charles Bukowski : (1920 – 1994) : "elle me disait : tu es une vraie bête... / you’re a beast, she said"

Charles Bukowski : (1920 – 1994) : "elle me disait : tu es une vraie bête... / you’re a beast, she said"
elle me disait : tu es une vraie bête avec ton gros ventre blanc et tes pieds velus. tu ne coupes jamais tes ongles et tu as des mains rondes et souples comme un chat et ton pif rouge brille comme un phare mais tu as les plus belles couilles que j’ai...
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