Paul Verlaine (1844 – 1896) : Un dahlia
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Un portait géant de Verlaine au centre vile de Metz
Un dahlia
Courtisane au sein dur, à l'oeil opaque et brun
S'ouvrant avec lenteur comme celui d'un boeuf,
Ton grand torse reluit ainsi qu'un marbre neuf.
Fleur grasse et riche, autour de toi ne flotte aucun
Arôme, et la beauté sereine de ton corps
Déroule, mate, ses impeccables accords.
Tu ne sens même pas la chair, ce goût qu'au moins
Exhalent celles-là qui vont fanant les foins,
Et tu trônes, Idole insensible à l'encens.
- Ainsi le Dahlia, roi vêtu de splendeur,
Elève sans orgueil sa tête sans odeur,
Irritant au milieu des jasmins agaçants !
Poèmes saturniens
Alphonse Lemerre, éditeur, 1866
Du même auteur :
Le ciel est par-dessus les toits (25/05/2014)
Colloque sentimental (25/05 /2015)
« Je ne sais pourquoi… » (17/05/2016)
Chanson d’automne (17/05/2017)
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« Le son du cor... » (17/05/2019)
L’heure du berger (17/05/2020)
« Il pleure dans mon cœur... » (17/05/2021)
Green (17/05/2022)
Clair de lune (17/05/2023)
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