Maurice Scève (1500 – 1563 ?) : « En toi je vis... »
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En toi je vis, où que tu sois absente :
En moi je meurs, où que soie présent.
Tant loin sois-tu, toujours tu es présente :
Pour près que soie, encore suis-je absent.
Et si nature outragée se sent
De me voir vivre en toi trop plus qu'en moi :
Le haut pouvoir qui, oeuvrant sans émoi,
Infuse l'âme en ce mien corps passible,
La prévoyant sans son essence en soi,
En toi l'étend, comme en son plus possible.
(Edition de Françoise Charpentier, Gallimard, 1984)
Délie, obiect de plus haulte vertu,
A Lyon chez Sulpice Sabon pour Antoine Constantin, 1544
Du même auteur :
« Tant je l’aimais... » (15/02/2020)
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