21 juillet 2020

Li Yu / 李煜 (ou Li Houzhu / (李後主) (937 – 978) : « Anche de cuivre... »

    Sur l’air de « Mulan Hua »   Anche de cuivre qui vibre      dans le creux du bambou   Main de jade caressant      la lente mélodie   Là où se croisent les regards      les ondes d’automne inondent l’espace     Nuage -pluie crève soudain      les murs brodés   Rencontre furtive      désirs accordés   Le festin passé      le vide à... [Lire la suite]
Posté par bernard22 à 00:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

20 juillet 2020

Pierre Perrault (1927 – 1999) : « je nommerai la tourterelle triste... »

  ô vous tous du royaume de nulle part JACQUES BRAULT   je nommerai la tourterelle triste pour signifier ces hommes durs à l’ouvrage nos pères impitoyables cultivateurs de force en nos âmes d’écriture et déjà ils nous récusent de prendre leur défense héritière            d’avoir contourné le mépris où ils dissimulent mal leur âme tourbière   d’avoir nommé chouennes nos cantouques maladroits   ils nous... [Lire la suite]
Posté par bernard22 à 00:01 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :
18 juillet 2020

Marcel Béalu (1908 – 1993) : Airs pour Mariouchka

  Portrait de Marcel Béalu par Roger Toulouse   Airs pour Mariouchka   1 Chaque feuille de l’arbre est un poisson vivant Chaque mot frétillant sous ma tempe un oiseau Un oiseau chante aussi clé de voûte à tes cuisses Mon désir y rêvant se fait poisson volant   2                                    Mariouckha mon chat sauvage ... [Lire la suite]
Posté par bernard22 à 23:56 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
18 juillet 2020

Justin Frantz Simon (1892 - 1918) : Départ

  Départ   Quelque chose bourdonne à mon oreille est-ce mon cœur dans ma poitrine ou ma cervelle dans ma tête est-ce le bruit du train que je devine                       Le train comme un vaisseau                     glisse sur la nuit ... [Lire la suite]
Posté par bernard22 à 01:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
17 juillet 2020

Anatole Le Braz (1859 – 1926) : Dans la grand’hune

Dans la grand’hune   La mer m’a versé son breuvage Son lait, salé d’un sel amer ; Et j’ai grandi comme un sauvage Sur le sein libre de la mer.   La mer, de ses rudes caresses, A pétri mon cœur et ma chair ; Ce sont de farouches tendresses Que les tendresses de la mer.   La mer m’a chanté l’aventure, L’espace, la vie au grand air. Je suis un oiseau de mâture, Un goéland, fils de la mer !   Et si, dans ma chanson bretonne, Un souffle passe, large et fier, C’est qu’en moi gémit, hurle et tonne ... [Lire la suite]
Posté par bernard22 à 00:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
16 juillet 2020

Ludovic Janvier (1934 – 2016) : Levée de nous

Levée de nous   Levée de nous tu quittes la chaleur où nous étions couchés à nous tenir d’une enjambée tu donnes à voir et tu reprends offrant le clair de toi offrant le sombre emportés par ton allure mais suspendus avec l’odeur qui m’abandonne pour te suivre nue à trois pas de l’instant qui tremble tu poses en équilibre entre le monde et moi souriante à caresser du geste le regret dans l’air ténu penche-toi que je désespère un peu plus de te voir là qui recommences en essayant sur moi le pouvoir... [Lire la suite]
Posté par bernard22 à 02:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

15 juillet 2020

Xie T’iao / 謝朓 (464 – 499) : « Le jour tombe... »

  Le jour tombe. Assise à sa fenêtre Est la belle aux fards rouges. Elle ne coud plus sa robe de danse pourtant coupée, Elle recouvre la soie jaune qu’elle ne tisse plus.   Les libellules volent parmi les herbes, Les abeilles butinent les fleurs. Elle voudrait que leurs ailes frémissantes Portent sa pensée à celui qu’elle a vu.   Traduit du chinois par Patricia Guillermaz In, « La poésie chinoise des origines à la révolution » Editions Seghers, 1957
Posté par bernard22 à 01:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
14 juillet 2020

Jany Cotteron (1944 -) : Laisse-moi

  Laisse-moi   Laisse-moi J’ai des vagues de haine au bord de mes paupières Des flux de mots amers en houle de silence   Laisse-moi Dans l’écume de sang où chavire ma vie Dans le ressac lancinant qui gémit dans ma tête   Laisse-moi Sur le sable de l’absence se sont brisés mes coquillages Et les poisons des grandes eaux ont fermé leurs écailles   Le chant des pierres et de l’eau Editions Samizdat, 1218 Grand-Saconnex (Suisse) De la même autrice : F aille (17/07/2018) N’importe où... [Lire la suite]
Posté par bernard22 à 00:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
12 juillet 2020

Léopold Sédar Senghor (1906 – 2011) : Chants pour Signare

    Chants pour Signare   (pour flûtes)   Une main de lumière a caressé mes paupières de nuit Et ton sourire s’est levé sur les brouillards qui flottaient monotones sur mon      Congo. Mon cœur a fait écho au chant virginal des oiseaux d’aurore Tel mon sang qui rythmait jadis le chant blanc de la sève dans les branches de      mes bras. Voici la fleur de brousse et l’étoile dans mes cheveux et le bandeau qui ceint le      front du... [Lire la suite]
Posté par bernard22 à 23:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
12 juillet 2020

Jacques Prévert (1900 – 1977) : Barbara

Barbara     Rappelle-toi Barbara Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là Et tu marchais souriante Épanouie ravie ruisselante Sous la pluie Rappelle-toi Barbara Il pleuvait sans cesse sur Brest Et je t’ai croisée rue de Siam Tu souriais Et moi je souriais de même Rappelle-toi Barbara Toi que je ne connaissais pas Toi qui ne me connaissais pas Rappelle-toi Rappelle-toi quand même ce jour-là N’oublie pas Un homme sous un porche s’abritait Et il a crié ton nom Barbara Et tu as couru vers lui sous la... [Lire la suite]
Posté par bernard22 à 01:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :