Li_Yu_scth[1]

 

 

Sur l’air de « Mulan Hua »

 

Anche de cuivre qui vibre

     dans le creux du bambou

 

Main de jade caressant

     la lente mélodie

 

Là où se croisent les regards

     les ondes d’automne inondent l’espace

 

 

Nuage -pluie crève soudain

     les murs brodés

 

Rencontre furtive

     désirs accordés

 

Le festin passé

     le vide à nouveau s’installe

 

Âmes fondues dans le rêve

     indéfiniment se cherchent

 

Traduit du chinois par François Cheng

In, « Poésie chinoise »

Editions Albin Michel (Les cahiers du Calligraphe), 2000