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Sur l’Air « Joie du revoir »

 

     Silencieuse, esseulée, je monte les degrés du pavillon de l’Ouest.

               La lune semble une faucille.

Dans la cour profonde plantée de platanes, le frais automne enferme ma solitude.

 

               O insécable fil de ma pensé

               Inextricable écheveau de mes peines,

               Douloureux éloignement,

Quelle saveur singulière tu mets en mon cœur !

 

Traduit du chinois par Leang P’ei-tchen et Odile Kaltenmark

in, « Anthologie de la poésie chinoise classique »

Editions Gallimard (Poésie) 1962

Du même auteur : « Anche de cuivre... » (21/07/20)