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Air : « En cueillant les feuilles de murier »

 

 

Devant le pavillon, le printemps chasse tous les éclats rouges des fleurs

Qui de-ci de-là ont des allures de danseuse.

Une bruine fine et brumeuse

M’empêche, même un instant, de relâcher mes sourcils.

 

Près de la verte croisée, froide et tranquille, les heureuses nouvelles ne

     viennent plus,

Les sceaux parfumés deviennent cendres.

Comment supporter les désirs de mon cœur ?

Je voudrais m’endormir et obscurément tu entres dans mes rêves...

 

 

Traduit du chinois par Stéphane Feuillas

In, « Anthologie de la poésie chinoise »

Editions Gallimard (Pléiade), 2015

Du même auteur :

 « Anche de cuivre... » (21/07/2020)

« Silencieuse, esseulée... » (21/07/2021)