baijuyi[1]

 

Froid nocturne

 

A minuit, froide est ma couverture,

Seule, je n’ose m’en aller dormir.

Le feu s’éteint dans le réchaud parfumé,

Les larmes gèlent sur mon carré de soie.

De toute la nuit je n’ai pas éteint ma lampe,

J’aime l’ombre dont elle m’accompagne.

 

Traduit du chinois par Patricia Guillermaz

In « La poésie chinoise des origines à la révolution »

Editions Gérard et C° (Marabout Université), Verviers (Belgique), 1966

Du même auteur :

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