200px-Bai_Juyi[1]Image de Bai Juyi tirée du livre "Wan hsiao tang".

 

Regard du soir dans un pavillon au bord de l’eau

 

 

Décline le soleil, dans la brume et la bruine ;

Brille la rivière, dans la fraîcheur marine.

Mirages et nuées s’estompent, brisant les maisons ;

L’arc-en-ciel se fane, rompant les reflets du pont.

Le vent remue l’écume : mille pétales de fleurs ;

Les oies touchent le ciel : une rangée de caractères.

Je prie un peintre de décrire cette scène,

Que j’envoie à Zhang Zhi avec ce poème.

 

Traduit du chinois par Florence Hu-Sterk

in, « Anthologie de la poésie chinoise »

Editions Gallimard (La Pléiade), 2015

Du même auteur :

Herbes sur la plaine antique (29/12/2018)

Ni fleur ni brume (29/12/2019)