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Oui, mes tempes déjà sont grises,

Mes cheveux sur mon front sont blancs ;

Jeunesse, auprès, n’est plus assise,

Et l’on a vu vieillir mes dents.

Pour goûter la douceur de vivre,

Ah ! je n’ai plus beaucoup de temps :

Moi qui ai peur de l’autre rive,

Je m’en désole bien souvent.

Le gouffre funèbre m’effraie,

Triste est la route qui descend :

Il n’est pas près de remonter,

Non, celui-là qui la descend.

 

Traduit du grec par Robert Brasillach

in, « Anthologie de la poésie grecque »

Editions Stock, 1950

Du même auteur : Le souhait (14/04/2015)