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Quelque chose au ras de l’eau

n’en finit pas de mourir

si bien que la mer prend la teinte

des mauves foulées dont le jus s’empourpre

     davantage avec la nuit,

et c’est un Japon d’encre et de roseaux

ensuite qui se lève, tantôt cela,

tantôt la crinière des juments venues de l’Ouest

que la vague feint pour accroître le hennissement

ou masquer le choc contre le granit

     d’un empire soumis au poids

     et aux mesures des balances

     qui multiplient l’équilibre

     sans qu’aucun sache parmi nous

     quel point marque l’oscillation

          où la fixité du fléau

 

Sybilles

Editions Galanis, 1971

Du même auteur :

 « Ne fais pas de ta vie un désert… » (27/08/2014)

« C’est ce que j’aime… » (27/08/2015)

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