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Il me revient parfois à la saison

des transhumances

une soif de pays sans cartes ni barbelés

ni pieux hérissés d’ordre et ni monstres sacrés,

un désir de terre à façonner comme glaise,

redonner souffle aux choses mortes

faire vivre les pierres au-dedans de moi-même

afin que se bâtisse un cloître de soleil

où les haies d’herbes folles seraient une prière

et la branche brisée une chanson d’été.

 

Marguerite à la source

Editions Périples, Boulogne-sur-Seine , 1975