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Du néant je suis prisonnière

 

 

Du néant je suis prisonnière.

 

Je cherche les mots pour noter toutes choses

Et quelques gestes obscurs pour illuminer le sentier.

 

Les sous-entendus sans loi comparaissent

Et on marche à tâtons vers un lendemain sans nom.

 

On n’a pas de nom.

Tout au plus un domicile solitaire

dans un quartier de rencontres fortuites.

 

Pendant ce temps les jours se décantent

dans l’écoulement irrépressible et muet

de la vie qui poursuit sa route vers la mort.

 

Je m’approche d’elle et j’ose la caresser.

 

Traduit de l’espagnol par Nicole et Emile Martel

 In, Andréa Montiel « La maison en errance »,

Editions  Ecrits des Forges , Québec,1999