todo-lo-que-tememos-de-alfonso-costafreda[1]

 

Compagne d’aujourd’hui

 

 

Compagne d’aujourd’hui, je ne veux

d’autre vérité que la tienne, vivre

où tes yeux s’ouvriront,

offrant ta lumière, ton flux

à ce que je vois et sens...

 

Dénouer cette pelote

obscure de la peur,

retrouver l’objet perdu,

briser la voix du songe...

 

Et lent, lentement

réapprendre à vivre,

encore et encore

comme une matinée

chargée de richesse.

 

Traduit de l’espagnol par Claude de Frayssinet

In, « Poésie espagnole, anthologie 1945 – 1990 »

Actes Sud / Editions Unesco, 1995

 

Compañera de hoy

 

Compañera de hoy, no quiero

otra verdad que la tuya, vivir

donde crezcan tus ojos,

dando tu luz, tu cauce

a lo que veo y siento…

 

Deshacer ese ovillo

oscuro del temor,

encontrar lo perdido,

quebrar la voz del sueño…

 

Y lenta, lentamente

aprender a vivir,

de nuevo, de nuevo,

como en una mañana

cargada de riqueza.

 

 

Compañera de hoy

Colección Colliure, Barcelona, 1966

Poème précédent en espagnol :

Roberto A. Ortelli : Curiosidad (14/09/2022)

Poème suivant en espagnol :

Carlos Edmundo de Ory : « Il semble que l’homme souffre... » / « Parece ser que el hombre sufre... » (24/09/2022)