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Monologue

 

Les ruisseaux de la mort ont couru sur mes rives

les pierres du soleil ont écrasé mes plaies

les lames du sommeil ont fouillé le feuillage de ma tempe

et moi je vais tout nu dans le ciel dépeuplé.

Les douleurs de ma figure et tout l’espoir qui ronge mon cerveau

les poètes de mes yeux ont chanté jusqu’à l’aube

et mes poignets sanglants écrivent dans l’ombre une grande épopée de SANG.

Voici le songe pris aux ronces

Voici l’effort de mes genoux

Voici le doux problème des nuages

et la voix des poètes qui parcourt dans ma voix

mille fois le tour du monde.

 

 

in, Marc Alyn : « André de Richaud »

Pierre Seghers éditeur (Poètes d’aujourd’hui, N°147),1966

 

Du même auteur :

Préface (22/12/2016)

La voie du sang (22/12/2017)

Le testament (22/12/2018)

La chanson de mort (22/12/2019)

Seul ton amour (22/12/2020)