d-h-lawrence--self-portrait[1]Autoportrait, 1929

 

Enfant dans la discorde

 

Dehors un frêne inclinait ses terribles fouets,

Et la nuit, quand le vent se levait, les lanières de l’arbre

Hurlaient et cinglaient le vent, comme d’un navire

Les sinistres agrès hurlent dans la tempête, hideusement.

 

Dans la maison deux voix s’élevaient, une mince lanière

Sifflant sa folle fureur de femme, et le terrible bruit

D’un cuir plus fort, tonnant, meurtrissant, et noyant enfin

L’autre voix dans un silence de sang, sous le bruit du frêne.

 

Traduit de l’anglais par J.J. Mayoux

In, « D.H. Lawrence : Poèmes/Poems »

Editions Aubier (Collection bilingue), 1976

Du même auteur :

La nef de mort / The ship of death (10/06/2015)

Désir de printemps / Craving for spring (10/06/2016)

Ombres / Shadows (10/06/2017)

Les secrètes eaux / The secret waters (09/06/2018)

La lande sauvage / The wild common (10/06/2019)

Renaissance /Renascence (10/06/2020)

 

Discord in childhood

 

Outside the house an ash-tree hung its terrible whips,

And at night when the wind rose, the lash of the tree

Shrieked ans slashed the wind, as a ship’s

Weird rigging in a storm shrieks hideously.

 

Within the house two voices arose, a slender lash

Whistling she-delirious rage, and the dreadful sound

Of a male thong booming and bruising, until it had drowned

The other voice in a silence of blood, ’neath the noise of the ash.

 

The Complete Poems of D. H Lawrence

Heineman, 1964

Poème précédent en anglais :

Seamus Heaney: Rites funèbres / Funeral Rites (27/05/2021)

Poème suivant en anglais :

Ronald Stuart Thomas : Un paysan / A Peasant (18/06/2021)