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Une fleur souffre

(Poème de printemps)

 

Probablement faut-il / s’imaginer aussi

la floraison / comme un processus/douloureux. Une chose

qui reposait, enroulée autour de son centre, rentrée / en elle-même, est

ouverte de force &/ écartée par une main étrangère &/ clouée en largeur

s’ouvre encore ce qu’elle a/ de plus vulnérable, béant

entre ses ailes brisées

le bonheur.

 

 

Traduit de l’allemand par Laurent Cassagnau,

in revue « Babel heureuse, N° 4, automne 2018

Gwen Catalá Éditeur, 31000 Toulouse