Johann_Wolfgang_von_Goethe_1_

 

Présence de l’Aimé

 

Je pense à toi quand l’éclat du soleil

rayonne de la mer ;

je pense à toi lorsque la lune

se mire et tressaille à la source.

 

C’est toi qui viens, quand sur la route,

là-bas se lève la poussière,

et dans la nuit, quand le voyageur

tremble sur la passerelle.

 

Ta voix chante pour moi au sourd murmure

du flot qui monte !

au calme du bocage combien de fois j’épie

quand tout se tait !

 

Je suis auprès de toi, aussi loin que tu sois,

et tu es là !

- Le soleil sombre, bientôt vont luire les étoiles.

Que n’es-tu là !

 

Traduit de l’allemand par René Lasne

in, « Anthologie bilingue de la poésie allemande des origines à nos jours »

Gérard & Cie, (Marabout université), Verviers (Belgique)

Du même auteur :

Le Roi des Aulnes / Erlkönig (23/06/2014)

Bienvenue et adieu / Willkommen und Abschied (22/06/2015)

La chanson de Mignon / Mignons lied (23/06/2016)

Chant de tempête du voyageur / Wanderers Sturmlied (23/06/2017)

Un autre pareil / Ein Gleiches (23/06/2018)

 

Nähe des Geliebten

 

Ich denke dein, wenn mir der Sonne Schimmer

Vom Meere strahlt;

Ich denke dein, wenn sich des Mondes Flimmer

In Quellen malt.

 

Ich sehe dich, wenn auf dem fernen Wege

Der Staub sich hebt;

In tiefer Nacht, wenn auf dem schmalen Stege

Der Wandrer bebt.

 

Ich höre dich, wenn dort mit dumpfem Rauschen

Die Welle steigt.

Im stillen Haine geh ich oft zu lauschen,

Wenn alles schweigt.

 

Ich bin bei dir, du seist auch noch so ferne,

Du bist mir nah!

Die Sonne sinkt, bald leuchten mir die Sterne.

 O wärst du da!

 

Poème précédent en allemand :

Peter Huchel : Le tombeau d’Ulysse / Das Grab des Odysseus (16/04/2019)

Poème suivant en allemand :

Nelly Sachs (1891 – 1970) : Papillon / Schmetterling (16/09/2019)