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Les discrets

 

Peut-être sont-ils dans l’ombre

comme dans la lumière, il suffit

d’aimer cette lézarde dans le mur,

une graine y a volé dans la poussière

et tu peux voir la plante inaccessible

fleurir : les dieux couvent l’obscure

germination, l’attention au petit

est l’encens qu’ils agréent ; eux

qui ne connaissent pas la distance

de l’étoile à la haie s’endorment

sur le calice d’une rose.

 

Le soleil dans l’œil

Editions Gallimard, 1998

Du même auteur : Le corps rayonnant (22/06/2018)