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Pelisse de feu

 

Les prés – de blanc éblouissant métal.

Les arbres – tous fondus dans le moule rocheux.

Ne sait où tomber la neige en pétales,

Le soleil vêt sa pelisse de feu.

L’artiste gel, comme une vitre,

De son pinceau de diamant sur mon front

Peint légendes de neige aux couleurs vives,

Sa signature est un vol de pigeon.

S’éteint en moi le soleil qui brûlait.

On ne voit plus, de feu, que sa pelisse

Sur une longue branche. Et moi – muet,

Veux m’en vêtir avant qu’il ne s’éclipse.

 

 

Traduit du yiddish par Charles Dobzynski

In, « Anthologie de la poésie yiddish. Le miroir d’un peuple »

Editions Gallimard, 2000

Du même auteur :

Les juifs gelés (13/08/2014)

Paysage de fin de nuit (17/07/2016)

Dans la hutte de neige (16/08/2017)