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Etranger

prends le temps d’aimer l’arbre

accoude-toi à la terre

un cavalier t’apportera de l’eau, du pain

     et des olives amères

c’est le goût de la terre et les semences de la mémoire

c’est l’écorce du pays

et la fin de la légende

ces hommes qui passent n’ont pas de terre

et ces femmes usées

attendent leur part d’eau.

Etranger

laisse la main dans la terre pourpre

ici

il n’est de solitude que dans la pierre

 

Cicatrices du soleil

Editions François Maspero,1972

Du même auteur : 

Poèmes par amour (19/06/2015)

« Que de cendres dans mon crâne… » (19/06/2016)

« Je tourne le dos à la ville… » (19/06/2017)