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Mon cœur bredouille en ma poitrine

Comme une vieille horloge. Où est

Le clair tic-tac sonnant matines

Des premiers échos ? De ton lait

 

O tendresse ma très humaine,

Allons, me suis-je assez gavé ?

Sans doute est-il temps que je freine

Ma vorace perversité.

 

Car il est mauvais de s’étendre

Sur ton corps au sable mouvant,

Belle existence, cher néant.

 

Tu n’auras de moi que la cendre.

Hélas, comme note saigneux,

J’aurais voulu te donner mieux.

 

Huit poèmes

Alfred Eibel éditeur, Lausanne (Suisse), 1974

Du même auteur :

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