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Chanteuse

 

Peindre d’un pinceau preste la tache de ta robe,

pour la voir,

joie satanique et noire,

telle un geste articulé, crispé

surgir nostalgique du feu des rampes ,

et laisser en traîne irritante

ton bras s’étendre et s’affiner

comme une aile d’oiselle

vers le baiser...

 

L’image s’accentue :

une présomption de chair

s’exhale du vide étroit des jupes surchauffées,

et resplendit fière

du vice cynique et sain de tout ton être,

quand d’un mouvement subit

la vigilance trompée du velours

découvre la candeur mauve de tes bas.

 

In, Revue « Nord-Sud, N° 10, Décembre 1917 »

Du même auteur : Départ (18/07/20)