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Fides

 

Lorsque brillait le soir vermeil

Et que le cyprès avait l’air

D’être en or fin : « Tout là-haut un verger

Est ainsi fait », disait la mère

A son enfant. Dans son sommeil

Celui-ci rêve des forêts d’or,

Tandis qu’au coeur de la nuit sombre

Le cyprès pleure dans la tempête

Et à l’assaut du vent tient tête.

 

Traduit de l’italien par Sicca Vernier

in, « Poètes d’Italie. Anthologie, des origines à nos jours »

Editions de la Table Ronde, 1999

 

Fides

Quando brillava il vespero vermiglio,

e il cipresso pareva oro, oro fino,

la madre disse al piccoletto figlio:

Così fatto è lassù tutto un giardino.  

Il bimbo dorme, e sogna i rami d'oro,

gli alberi d'oro, le foreste d'oro;

mentre il cipresso nella notte nera

scagliasi al vento, piange alla bufera

 

Myricae,

1891

Poème précédent en italien :

Alfonso Gatto : Et tu m’écouteras / E tu m'ascolterai (27/08/2020)

Poème suivant en italien :

Giacomo Leopardi : A la lune / Alla luna (20/12/2020)