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Crépuscule

 

Déjà

sur la terre

le frottement des griffes

du soleil

s’efface

déjà

tout devient sombre

crépuscule

peau de fauve

écorchée

au couchant

que le vent sèche

 

Les gens que je croise

sont encore attentifs

au moindre geste de l’air

leur méfiance me gagne

passé le crépuscule

les yeux d’un fauve

plus cruel

pourraient surgir…

 

Traduit du chinois par Chantal Chen-Andro

In, "Le Ciel en fuite. Anthologie de la nouvelle poésie chinoise"

Editions Circé, 2004

Du même auteur :

Le temps sans le temps (20/02/2015)

Poème de l’offrande à l’automne (20/02/2016)

Vent à fleur d’eau (20/02/2017)

Terre gelée (20/02/2019)