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A quelle source faut-il aller chercher cela

qui vient sur la paume mouiller, annoncer

l’averse crépitant sur le sol de poussière.

L’été craque comme un bateau que fatigue

le dernier  voyage mais voilà, fraîche, l’eau

que la main n’enfermera pas : elle s’évade

pour le chemin de la roche. Jamais personne

ne connaît le passage. Et c’est plus bas, là,

au creux improvisé des collines que chante

pour qui approche, ce peu qui brille, cristal,

qu’à peine né,  le temps déjà enfouit en

     terre.

 

Un filet d’eau

Remblai des jours,

Editions Corps Puce, 80000 Amiens

Du même auteur : Les Matinaux (17/03/2015)