1002909-Du_Fu[1]

 

 

Village près d’une rivière

 

Eau claire, méandres qui enserrent le village.

Longues journées d’été où tout est poésie.

Sans crainte, vont et viennent les couples d’hirondelles ;

Les mouettes, les unes contre les autres, dans l’étang.

Ma vieille épouse dessine un échiquier sur papier.

Mon fils, pour pêcher, tord son hameçon d’une aiguille.

Souvent malade, je cherche les plantes qui guérissent :

Quoi d’autres peut-il désirer, mon humble corps ?

 

Traduit du chinois par François Cheng

In, François Cheng : « L’écriture poétique chinoise, suivi d'une

anthologie des poèmes des Tang »   

Editions du Seuil, 1977

 

Du même auteur : Vers brisés (21/11/2016)