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Toute fleur n’est que de la nuit

qui feint de s’être rapprochée

 

Mais là d’où son parfum s’élève

je ne puis espérer entrer

c’est pourquoi tant il me trouble

et me fait si longtemps veiller

devant cette porte fermée

 

Toute couleur, toute vie

naît d’où le regard s’arrête

 

Ce monde n’est que la crête

d’un invisible incendie

 

Airs, poèmes (1961 – 1964)

Editions Gallimard,1967

 

Du même auteur :

« … qu’est-ce qu’un lieu ? » (27/06/2014)

Oiseaux invisibles (27/06/2016)

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