clement[1]

Tiens ma robe

 

J’accrocherai mes vêtements

près de tes complets –

les manches encore moulées

se toucheront comme des bras.

 

Lorsque nous serons tous deux assis à lire,

ma page tournera

en réponse à la tienne

 

Mon souffle embuera

ton miroir,

nous laverons nos mains

avec le même savon.

 

Et tu tiendras

ma robe

afin que je puisse y pénétrer.

 

 

Traduit de l’anglais par Marie Evangéline Arsenault

In, «l’Inconnu et le marin de Newton »,

Editions Ecrits des Forges (Québec), 2001 

 

Du même auteur :

Voyageurs (22/02/2016)

Pour une jumelle qui n’a jamais eu de robe de soie (22/02/2017)