14 septembre 2018

Song Lin / 宋林 (1959 -) : Au sud de la Péninsule malaise

  Au sud de la Péninsule malaise   Douceur, la côte sinueuse le jour et la soie dorée du jour tremble comme un drapeau de pétrolier   les îlots étincellent je caresse la mer comme on caresse une femme ardente ou un vase antique bleu les sables mouvants et les ombres des nuages ne cessent de laver des filets de vapeurs bleues   les indigènes assis dans l’ombre épaisse de l’après-midi boivent du thé, crachent des noyaux de l’été les socques en bois sont oisives   Qu’y a-t-il dans la... [Lire la suite]
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14 septembre 2017

Song Lin / 宋林 (1959 -) : Paysage dans l’œil d’un aigle

  Paysage dans l’œil d’un aigle   1 Rien que le roc, la neige, noir sur blanc. Les rigueurs de l’hiver, les eaux ne coulent plus, Les pins ont mis leurs cloches de verre.   2 Rien ne saurait remplacer l’élévation du roc, celle des sommets, sauf la neige qui les recouvre. 3 Des vols d’hirondelles dorment sous les eaux gelées, dans leur tanière, les ours bruns sommeillent, marmottes et hérissons s’assoupissent aussi, en eux s’amasse une neige de graisse. 4 Il n’y a pas de mots, pas de vendeurs de... [Lire la suite]
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14 septembre 2016

Song Lin / 宋林 (1959 - ) : Vestibule

    Vestibule   A présent, la porte grand ouverte est ange de blancheur. Une fois encore, nous émigrons. Le souffle de la mer se fait plus proche, la nuit, les sons tristes d’un sifflet comme chant de sirène   arrivent sur l’oreiller. Quand le soleil mouillé d’un bond      se lève, avec le manuscrit en rêve, difficile à saisir, ils deviennent écume, symboles privés de magie, déjà se font sujet de conversation intime.   Je fixe le vestibule (après avoir placés au mur les... [Lire la suite]
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14 septembre 2015

Song Lin / 宋林 ( 1959 - ) : Lire la nuit

      Lire la nuit   La nuit godille, rame au-delà du mur dans l’air flotte le bleu des rêves le bureau immense coquillage doucement se referme   le dauphin parle une langue inconnue de moi il s’élève au-dessus de l’eau colonne élancée pulvérise l’alphabet mouvant des étoiles   cette lumière enivrante, mystique s’infiltre dans les crânes, d’étranges minéraux noirs disent le poème des éléments   la nuit, la tôle heurtée par des poissons volants fait vibrer l’univers. Je suis comme... [Lire la suite]
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