02 mars 2018

Armel Guerne (1911 – 1980) : Le poids vivant de la parole

  Le poids vivant de la parole   On peut écrire, et l’on écrit ; On peut se taire, et l’on se tait. Mais pour savoir que le silence Est la grande et unique clef, Il faut percer les symboles, Dévorer les images, Ecouter pour ne pas entendre, Subir jusqu’à la mort Comme un écrasement Le poids vivant de la parole.   Le poids vivant de la parole. Solaire, Editeur, 1983 Du même auteur : Froid (02/03/2015)   L’Ouverture (02/03/2016) Les maudits (02/03/2017)
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02 mars 2017

Armel Guerne (1911 – 1980) : Les maudits

    Les maudits   Maudits ils sont par la malédiction qu’ils portent Et qui les porte comme un fleuve épais, heureux De ses remous et du bouillon de ses souillures. Car les eaux sales sont heureuses, loin des sources, Et ne rêvent jamais d’eau pure ou de fraîcheur : Dormant dans la tiédeur oui bien véhiculant Les marques trop visibles de leur majesté, Demandez-leur comment elles pourraient songer De les perdre au profit d’une légèreté Dont toute trace a disparu depuis longtemps Sous les crasses qui... [Lire la suite]
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02 mars 2016

Armel Guerne (1911 - 1980 ) : L'ouverture

  L’ouverture   Sous l’auvent d’un avril d’imprécations et de sourires Plus vert que vif et plus rêveur que vraiment endormi, Le jour guette le jour qui vient sans aucune promesse Car le long de la nuit des sentinelles déambulent. Un oiseau crie. Est-ce de peur ou par instinct d’amour ? Une herbe plie. Est-ce l’angoisse ou le poids de la pluie ? Un risque s’ouvre à chaque instant dans le moment qui passe Et le péril présent est comme une altière couronne Qui relève la tête et se hérisse de bijoux ... [Lire la suite]
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02 mars 2015

Armel Guerne (1911 - 1980 ) : Froid

    Froid   La lumière est trop claire pour le temps qu’il fait, Aiguisée ou cruellement douce, D’une lucidité trop agile ou trop nue, Trop subtile de fil et trop lisse de grain, Et le ciel est trop bleu, d’un azur trop épais Pour un soleil si haut, rayonnant et heureux. Lisse comme un acier et blanche comme une arme Illuminante, illuminée, on ne sait trop Si son chant invisible et qui perce les ombres Monte ou descend, s’il anticipe ou s’il retarde ; Mais quand novembre vrai nous tombera dessus, ... [Lire la suite]
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