05 novembre 2017

Claire Genoux (1971 -) : « Vague immense de nos voix… »

  Vague immense de nos voix respirations qui nous rongeaient le ventre vague immense de nos souffles au-delà des voûtes comme de très hauts nuages   chevelure de nos voix peignée par les doigts du vent toison léonine aux boucles rousses de nos salives nos haleines ondulaient comme des guirlandes par-dessus les arbres et tous les toits de la ville chevelure nouée de nos cris - large bandeau au front des montagnes longue tresse d’air qui s’ébroue en lançant des appels aux sillages inconnues   chevelure de... [Lire la suite]
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05 novembre 2016

Claire Genoux (1971 - ) : « Novembre… »

  Novembre et ma vie était jeune dans vos mains souples notre chant était solide et nous vivions la tête légère dans le ciel gris des voûtes   novembre et vos mains dansent encore devant moi jusqu’au vertige elles savaient en s’élevant l’ampleur de tout l’obscur à venir vos mains - rondeur d’oiseau tremblent comme une caresse de soie à ma voix tue   novembre et ma vie est un peu d’eau sur les lèvres du temps et toujours suspendue au brouillard limpide des pierres cette musique aux ongles de ténèbres ... [Lire la suite]
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05 novembre 2015

Claire Genoux (1971 - ) : « Gardons ce corps solide… »

  Gardons ce corps solide ce sang frais qui fuit dans les artères gardons ces courbes claires et cette peau vivante où les hommes ont posé leur visage disons adieu aux caresses et aux lèvres anciennes qui usaient notre ventre dormons avant que le soleil ne vieillisse notre chair blonde et n’entame nos os chargés de moelle que nous restions neuve pour le vrai jour.   Soleil ovale Editions Empreintes, Chavannes-près-Renens (Suisse), 1997 Du même auteur : « Ne rien dire de mon corps … »... [Lire la suite]
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05 novembre 2014

Claire Genoux (1971 - ) : " Ne rien dire de mon corps..."

    Ne rien dire de mon corps que les sommeils colportent d’une nuit à l’autre comme un cavalier nu ne rien dire des veines décousues par les doigts des hommes ni de cette poitrine sur laquelle marchent les oiseaux ne pas parler non plus des fées féroces que le travail a penchées sur leur rouet surtout ne pas citer les mots qui ouvriraient mon ventre comme une voile   in, Jean Orizet « La poésie française contemporaine », Le Cherche-midi éditeur, 2004   Du même auteur : ... [Lire la suite]
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