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Gardons ce corps solide

ce sang frais qui fuit dans les artères

gardons ces courbes claires

et cette peau vivante où les hommes ont posé leur visage

disons adieu aux caresses et aux lèvres anciennes

qui usaient notre ventre

dormons avant que le soleil

ne vieillisse notre chair blonde

et n’entame nos os chargés de moelle

que nous restions neuve pour le vrai jour.

 

Soleil ovale

Editions Empreintes, Chavannes-près-Renens (Suisse), 1997

Du même auteur :

« Ne rien dire de mon corps … » (05/11/2014)

« Novembre… » (05/11/2016)

« Vague immense de nos voix… » (05/10/2017)

Carrouge (05/11/2018)