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Novembre et ma vie était jeune dans vos mains souples

notre chant était solide

et nous vivions la tête légère dans le ciel gris des voûtes

 

novembre et vos mains dansent encore

devant moi jusqu’au vertige

elles savaient en s’élevant

l’ampleur de tout l’obscur à venir

vos mains - rondeur d’oiseau

tremblent comme une caresse de soie à ma voix tue

 

novembre et ma vie est un peu d’eau

sur les lèvres du temps

et toujours suspendue au brouillard limpide des pierres

cette musique aux ongles de ténèbres

 

Saisons du corps

Editions Empreintes, Chavannes-près-Renens (Suisse), 1999

Du même auteur :

 Ne rien dire de mon corps (05/11/2014)

« Gardons ce corps solide… » (05/11/2015)

« Vague immense de nos voix… » (05/10/2017)

Carrouge (05/11/2018)