Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le bar à poèmes
25 octobre 2017

Allen Ginsberg (1926 – 1997) : Howl I (1)

Allen_Ginsberg_1_

 

Howl

pour

Carl Solomon

 I

J’ai vu les plus grands esprits de ma génération détruits par la folie, affamés

     hystériques nus,

se traînant à l’aube  dans les rues nègres à la recherche d’une furieuse piqûre,

initiés à tête d’ange brûlant pour la liaison céleste ancienne avec la dynamo

     étoilée dans la mécanique nocturne,

qui pauvreté et haillons et œil creux et défoncés restèrent debout en fumant dans

     l’obscurité surnaturelle des chambres bon marché flottant par-dessus le sommet

     des villes en contemplant du jazz,

qui ont mis à nu leurs cerveaux aux Cieux sous le Métro Aérien et vu des anges

     d’Islam titubant illuminés sur les toits des taudis,

qui ont passé à travers des universités avec des yeux radieux froids hallucinant

     l’Arkansas et des tragédies à la Blake parmi les érudits de la guerre,

qui ont été expulsés des académies pour folie et pour publications d’odes obscènes

     sur les fenêtres du crâne,

qui se sont blottis en sous-vêtements dans des chambres pas rasés brûlant leur argent

     dans des corbeilles à papier et écoutant la Terreur à travers le mur,

qui furent arrêtés dans leurs barbes pubiennes en revenant de Laredo avec une ceinture

     de marihuana pour New-York,

qui mangèrent du feu dans des hôtels à peinture ou burent de la térébenthine dans

     Paradise Alley, la mort, ou leurs torses purgatoirés nuit après nuit,

avec des rêves, avec de la drogue, avec des cauchemars qui marchent, l’alcool la

     queue les baisades sans fin

incomparables rues aveugles de nuage frémissant et d’éclair dans l’esprit bondissant

     vers les pôles du Canada et de Paterson, illuminant tout le monde immobile du

     Temps-intervalle,

solidités de peyotl des halls, aurores de jardinets arbre vert cimetière, ivresse de

     vin par-dessus les toits, banlieues de vitrines de magasins de fumeurs de haschisch

     de ballade en auto défoncés néon feux rouges clignotants, vibrations de soleil et lune

     et arbre dans rugissants crépuscules d’hivers de Brooklyn, imprécations de poubelle

     et aimable souveraine lumière de l’esprit,

qui s’enchaînèrent pleins de benzédrine sur les rames de métro pour le voyage sans fin

     de Battery au Bronx sacré jusqu’à ce que le bruit des roues et des enfants les firent

     redescendre tremblants débris de bouche et mornes cerveaux cognés toute brillance

     écoulée dans un éclairage lugubre de Zoo,

qui sombrèrent toute la nuit dans la lumière de sous-marin de chez Bickford flottèrent

     à la dérive et restèrent assis durant l’après-midi de bière plate dans le désert de Chez

     Fugazzi écoutant le craquement d’apocalypse du juke-box à hydrogène,

qui parlèrent sans discontinuer  pendant 70 heures du parc à la piaule au bar à l’asile

     au musée au pont de Brooklyn,

un bataillon perdu de platoniques maniaques du dialogue sautant les pentes en bas

     des escaliers de secours en bas des rebords de fenêtres en bas de l’Empire State

     Building hors de la lune,

blablateurs hurlant vomissant murmurant des faits des souvenirs des anecdotes des

     orgasmes visuels et des traumatismes des hôpitaux et des prisons et des guerres,

des intellects entiers dégorgés en mémoire intégrale pour sept jour et sept nuits avec

     des yeux scintillants, viande pour la synagogue jetée sur le pavé,

qui disparurent dans le nulle-part Zen de New Jersey laissant une traînée de cartes

     postales ambiguës d’Atlantic City Hall,

souffrant des sueurs de l’Est et des os sous la meule de Tanger, et des migraines de

     Chine sous le repli de la drogue dans la lugubre chambre meublée de Newark

qui errèrent et errèrent en tournant à minuit dans la cour du chemin de fer en se

     demandant où aller, et s’en allèrent s’en laisser de cœurs brisés,

qui allumèrent des cigarettes dans des wagons à bestiaux wagons à bestiaux wagons

     à bestiaux wagons à bestiaux cahotant à travers neige vers des fermes désolées

     dans la nuit de grand-père.

qui au Kansas étudièrent Plotin Poe Saint Jean de la Croix  la télépathie et la

     cabale bop parce que le Cosmos vibrait instinctivement à leurs pieds,

qui se sont esseulés le long des rues de l’Idaho, cherchant des anges indiens

     visionnaires qui étaient des anges indiens visionnaires

qui ont pensé qu’ils étaient seulement fous quand Baltimore luisait en extase

     surnaturelle,

qui ont sauté dans des limousines avec les Chinois de l’Oklahoma sous

     l’impulsion de la pluie de minuit d’hiver réverbère petite-ville,

qui flânèrent affamés  et tout seuls dans Houston cherchant du jazz, sexe, soupe,

      suivirent l’espagnol brillant pour converser au sujet de l’Amérique et de

     l’Eternité, tâche sans espoir, et ainsi embarquèrent pour l’Afrique,

qui disparurent à l’intérieur des volcans mexicains ne laissant derrière eux que

     l’ombres des blue-jeans et la lave et la cendre de poésie éparpillée dans la

     cheminée de Chicago,

qui réapparurent sur la Côte Ouest enquêtant sur le F.B.I. en barbe et en culottes

     courtes avec de grands yeux de pacifistes sensuels dans leur peau sombre,

     distribuant des tracts incompréhensibles,

qui ont brûlé des trous de cigarettes dans leurs bras en protestant contre la brume

     de tabac narcotique du capitalisme,

qui distribuèrent des brochures sur-communistes à Union Square en pleurant et

     en se déshabillant pendant que les sirènes de Los Alamos les rattrapèrent en

     hurlant, et descendirent Wall Street en hurlant, et  le ferry-boat de Staten Island

     hurlait aussi,

qui s’écroulèrent en pleurant dans des gymnases blancs nus et tremblants devant

     la mécanique d’autres squelettes,

qui mordirent les détectives au cou et poussèrent un cri aigu de plaisir dans les

     paniers à salade pour n’avoir commis aucun crime sauf celui de leur propre

     cuisine et sauvage pédérastie et de leurs intoxication,     

qui hurlèrent à genoux dans le métro et furent traînés du toit en agitant parties

     génitales et manuscrits,

qui se laissèrent enculer par des saints motocyclistes et hurlèrent de joie,

qui sucèrent et furent sucés par ces séraphins humains, les marins, caresses

     d’amour atlantique et caraïbe,

qui baisèrent le matin et le soir dans les roseraies et sur le gazon des jardins

     publics et des cimetières  répandant leur semence à qui que ce soit, jouisse

     qui pourra,

qui secouèrent des hoquets interminables en essayant de rigoler mais qui se

     retrouvèrent en sanglots derrière la paroi du Bain Turc quand l’ange nu

     et blond vint les percer avec une épée,

qui perdirent leurs boys d’amour à trois vieilles mégères du destin la mégère

     borgne du dollar hétérosexuel la mégère borgne qui cligne de l’œil dans

     la matrice et la mégère borgne qui ne fait rien d’autre que de rester assise

     sur son cul et de couper les fils d’or intellectuels du métier  à tisser de     

     l’artisan,

qui copulèrent en extase et insatiables avec une bouteille de bière une fiancée

     un paquet de cigarettes une bougie et tombèrent du lit et continuèrent le

     long du plancher et dans le couloir et s’arrêtèrent au mur évanouis avec

     une vision de vagin et de jouissance suprêmes éludant la dernière éjaculation

     de conscience,

qui sucèrent le con d’un million de filles tremblantes dans le soleil couchant, et

     ils avaient les yeux rouges au matin mais prêts à sucer le con du soleil levant,

     étincelant des fesses dans les granges et nus dans le lac,

qui sortirent draguer à travers le Colorado, dans des myriades de voiture de nuit

     volées, N.C., héros secret de ces poèmes-ci, baiseur et Adonis de Denver –

     joie à sa mémoire d’innombrables baisages de filles dans des terrains vagues et

     dans la cour des restaurants, dans les rangées boiteuses de cinémas, au sommet

     des montagnes dans des grottes ou avec des serveuses maigres dans des

     soulèvements familiers de combinaison solitaire au bord de la route et joie

     spécialement aux solipsismes et aux Toilettes secrètes des stations-services  et

     aussi dans les ruelles de la ville natale,      

qui se dissolvèrent dans de vastes cinémas sordides, furent transférés en rêve, se

     réveillèrent sur un brusque Manhattan, et sortirent des caves se ramassant avec

     une gueule de bois de Tokay-sans-cœur et les horreurs des songes en fer de la

     Troisième Avenue et trébuchèrent vers les bureaux de chômage,

qui marchèrent toute la nuit avec leurs chaussures pleines de sang le long des docks

     enneigés pour attendre qu’une porte sur l’East River s’ouvre sur une chambre

     pleine de chaleur vaporeuse et d’opium,

qui sur les appartements des bords de l’eau de l’Hudson River créèrent de grands

     drames-suicides sous le projecteur bleu du temps de guerre de la lune et leurs têtes

     seront couronnées de laurier dans l’oubli,

qui mangèrent le ragoût de mouton imaginaire ou digérèrent le crabe au fond boueux

     des rivières de la Bowery,

qui sanglotèrent à la romance des rues avec leurs voitures à bras pleines d’oignons et

     de mauvaises musiques,

qui restèrent assis dans des boîtes, respirant dans l’obscurité sous le pont, et se

     relevèrent pour construire des harpes dans leurs greniers,

qui toussèrent au sixième étage de Harlem couronnés de feu  sous le ciel tuberculeux

     entourés par les caisses d’oranges de la théologie,

qui gribouillèrent toute la nuit dans un rock and roll par-dessus des incantations

     éthérées qui dans le matin jaune devenaient des strophes de charabia,

qui firent cuire des poumons cœur pieds queue borsht et tortillas d’animaux pourris

     en rêvant de royaume de pur légume,

qui plongèrent sous un camion à viande cherchant un œuf,

qui jetèrent leurs montres par-dessus le toit pour remplir leur bulletin de vote en

     faveur de l’Eternité hors du Temps, et des réveils leur tombèrent sur la tête tous

     les jours pour les dix années à suivre,

qui se tailladèrent les poignets trois fois de suite sans succès, renoncèrent et furent

     obligés d’ouvrir des magasins d’antiquité, où ils crurent qu’ils devenaient vieux

     et sanglotèrent,

qui furent brûlés vivant dans leurs innocents complet-vestons en flanelle sur la

     Madison Avenue parmi des éclatements de vers en plomb et le fracas emmagasiné

     des régiments de fer de la haute couture et les cris de nitro-glycérine des pédés

     de la publicité et la suffocante moutarde des rédacteurs en chef intelligents, ou

     qui furent écrasés par les taxis ivres de la Réalité Absolue,

qui se jetèrent en bas du Brooklyn Bridge ceci est vraiment arrivé et s’en allèrent à

     pied inconnus et oubliés dans l’hébétement fantôme de la soupe des ruelles et des

     voitures de pompier de Chinatown et pas même une bière à l’œil,

qui chantèrent de désespoir par la fenêtre, tombèrent par la fenêtre du métro, sautèrent

     dans le crasseux Passaic, se jetèrent sur les nègres, pleurèrent partout dans la rue, 

     dansèrent nu-pieds sur des verres de vin brisés et brisèrent des disques de jazz

     allemand nostalgiques de 1930 burent tout le whisky et vomirent en grognant dans

     les W.C. ensanglantés, des râles dans les oreilles et l’explosion de sifflets à vapeur

     géants,

qui descendirent à tombeau ouvert les autoroutes du passé voyageant à la ronde

     solitude-prison Golgotha-stock-car des uns et des autres ou incarnation de jazz

     à Birmingham,

qui traversèrent le pays en voiture pendant soixante-douze heures pour savoir si

     j’avais une vision ou si tu avais une vision ou s’il avait une vision pour savoir

     l’Eternité,

qui se rendirent à Denver, qui moururent à Denver, qui revinrent à Denver, et

     attendirent en vain, qui montèrent la garde à Denver qui broyèrent du noir et

     restèrent tout seul à Denver et finalement s’en allèrent pour savoir le Temps,

     et combien Denver est triste et solitaire pour ses héros,

qui tombèrent à genoux dans des cathédrales sans espoir en priant pour le salut

     des uns et des autres et la lumière et les poitrines, jusqu’à ce que l’âme illumine

     sa chevelure pendant une seconde,

qui en prison se fracassèrent à travers leur cerveau attendant des criminels impossibles

     avec des têtes d’or et le charme de la réalité dans leurs cœurs et chantèrent le doux

     blues d’Alcatraz,

qui se sont retirés au Mexique pour nourrir une intoxication, ou au Rocky Mount au

     tendre Boudha ou à Tanger aux garçons ou sur la ligne du Pacifique Sud à la

     locomotive noire ou à Harvard ou à Narcisse ou à Woodlawn à la guirlande de

     marguerites ou à la tombe,

qui exigèrent qu’un tribunal statue sur la santé mentale accusant la radio d’hypnotisme

     et qui se retrouvèrent avec leur insanité et leurs mains et la décision des jurés en

     suspens,

qui jetèrent de la salade de pomme de terre sur des conférenciers traitant du dadaïsme

     à l’ Université de New-York et par la suite se présentèrent sur les marches en

     granit de l’asile d’aliénés avec leurs têtes rasées et dans un discours d’arlequin de

     suicide exigèrent une immédiate lobotomie,

et à qui fut administré en échange le vide concret de l’insuline du métrasol de

     l’électricité de l’hydrothérapie de la psychothérapie de la thérapie rééducative

     du ping-pong et de l’amnésie,

qui dans une protestation sans humour ne renversèrent qu’une table de ping-pong

     symbolique, tombèrent brièvement en catatonie, revenant des années plus tard

     vraiment chauve sauf une perruque de sang, et des larmes, et des doigts à

     l’apocalypse visible du fou des dortoirs des villes de folie de l’Est,

 asiles fétides de Pilgrim State de Rockland et de Greystone, se querellant avec

     l’écho de l’esprit, dansant le rock and roll dans les royaumes dolmens blancs de

     solitude de minuit de l’amour, rêve de vie un cauchemar, corps transformés

     en pierre aussi lourde que la lune,

avec la mère*****, et le dernier livre fantastique jeté par la fenêtre du taudis, et

     la dernière porte fermée à quatre heures du matin et le dernier téléphone jeté au

     mur sans réponse et la dernière chambre meublée évacuée jusqu’au dernier morceau

     du mobilier mental, un papier jaune se dressait tordu sur le cintre métallique dans le

     placard, et même cela dans l’imagination, rien qu’un petit bout d’hallucination

     encourageant –

ah ! Carl, quand tu n’es pas en sûreté je ne suis pas en sûreté, et maintenant tu es

     vraiment dans la soupe totale animale du temps –

et qui traversèrent donc en courant les rues glacées obsédés par l’éclair brusque de

     l’alchimie de l’usage de l’ellipse le catalogue le mètre et le plan vibratoire,

qui rêvèrent et qui pratiquèrent des brèches incarnées dans le Temps et l’Espace

     par images juxtaposées, et piégèrent l’archange de l’âme entre deux images

     visuelles et joignirent les verbes élémentaires et disposèrent le nom et l’ – de

     conscience ensemble bondissant avec la sensation de Pater Omnipotens

     Aeterna Deus

pour recréer la syntaxe et la mesure de la pauvre prose humaine et rester debout

     devant vous silencieux et intelligent et tremblant de honte, rejeté et pourtant

     confessant l’âme pour s’astreindre au rythme de la pensée dans sa tête nue

     et infinie,

le momo fou et angélique béat dans le Temps, inconnu, et pourtant inscrivant ici

     ce qui pourrait rester à dire au moment venu après la mort,

et se dressèrent réincarnés dans les vêtements fantômes du jazz à l’ombre des

     trompes d’or de l’orchestre et jouèrent la souffrance de l’esprit nu de

     l’Amérique pour l’amour dans un eli eli lamma lamma sabacthani cri de

     saxophone qui fit trembler les villes jusqu’à leur dernière radio

avec le cœur absolu du poème de la vie arraché à leurs propres corps bon à

     manger pour un millénaire. 

 

Howl, post-scriptum

 

     Sacré ! Sacré ! Sacré ! Sacré ! Sacré ! Sacré ! Sacré ! Sacré ! Sacré ! Sacré !

     Sacré ! Sacré ! Sacré ! Sacré ! Sacré !

Le monde est sacré ! L’âme est sacrée ! La peau est sacrée ! Le nez est sacré ! La

     langue et la queue  et la main et l’anus sacrés !

Tout est sacré ! tout le monde est sacré ! partout est sacré ! toute journée est dans

     l’éternité ! tout homme est un ange !

Le clochard est aussi sacré que le séraphin ! le fou est sacré comme tu es sacrée

     mon âme !

La machine à écrire est sacrée le poème est sacré la voix est sacrée les écouteurs

     sont sacrés l’extase est sacrée !

Sacré Peter sacré Allen sacré Solomon sacré Lucien sacré Kerouac sacré Huncke

     sacré Burroughs sacré Cassady sacré l’inconnu sodomisé et les mendiants

     souffrants sacrés les hideux anges humains !

Sacrée ma mère à l’hôpital psychiatrique ! Sacrées les bites des grands-pères du

     Kansas !

Sacré le saxophone rugissant ! Sacrée l’apocalypse bop ! Sacrés les orchestres de

     jazz la marihuana les initiés  la paix et la came et la batterie !

Sacrées les solitudes des gratte-ciels et des trottoirs ! Sacrées les cafeterias remplies

     de multitudes ! Sacrées les mystérieuses rivières de larmes sous les rues !

Sacré le juggernaut solitaire ! Sacré l’immense agneau des classes moyennes !

     Sacrés les bergers fous de la rébellion ! Celui qui aime Los Angeles EST Los

     Angeles !

Sacré New York Sacré San Francisco Sacré Peoria et Seattle Sacré Paris Sacré

     Tanger Sacré Moscou Sacré Istamboul!

Sacré le temps dans l’éternité sacrée l’éternité dans le temps sacrées les horloges

     dans l’espace sacrée la quatrième dimension sacrée la cinquième Internationale sacré

     l’Ange dans Moloch !

Sacrée la mer sacré le désert sacré le chemin de fer sacrée la locomotive sacrée

     les visions sacrées les hallucinations sacrés les miracles sacré le bulbe de

     l’œil sacré l’abîme !

Sacrée la Clémence ! le Pardon ! la Charité ! la Foi ! Sacrés ! nos Corps !

     souffrant ! magnanimité !

Sacrée la surnaturelle intelligence extrêmement brillante bonté de l’âme !

 

Traduit de l’anglais par Robert Cordier et Jean-Jacques Lebel

In, Allen Ginsberg : « Howl and other poems»

Christian Bourgois éditeur, 2005 

 

Du même auteur :

Kaddish I (25/10/2016)

Tournesol soutra / Sunflower sutra (25/10/2018)

Transcription de musique d’orgue / Transcription of organ music (25/10/2019)

Song (25/10/2020) 

L’automobile verte / The green automobile (25/10/2021)

Ode à l’échec / Ode to failure (25/10/2022)

Kaddish II (1) (25/10/2023)

Kaddish II (2) (25/10/2024)

Howl I (2) (25/10/2025)

 

 

 

 

 

 

Commentaires
Le bar à poèmes
Archives
Newsletter
124 abonnés