08 juin 2018

Ilarie Voronca (1903 – 1946) : Mes amis, mes montagnes

  Mes amis, mes montagnes A Claude Sernet.   Je pose mon front dans le creux si doux de vos mains, Montagnes, Vous voici devant moi avec vos forêts indulgentes Et les lambeaux des saisons qui pendent sur les branches Et l’écriture minuscule des étoiles où les chemins se perdent Et se retrouvent Comme des graines ailées d’un arbre plein de nuages et d’oiseaux.   Je pourrai monter sur vos cimes Et voir au loin ma vie posée comme un vol Et les foules et les villes où le temps Qui n’a pas encore trouvé de... [Lire la suite]
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08 juin 2017

Ilarie Voronca ( 1903 – 1946) : Fragments

  Fragments   Nulle trace, dans l’air, d’un vol d’une voix ? Et l’écho n’est-il pas le pollen qui reste dans l’ouïe Quand de ses doigts l’on touche le minuscule clavier des      papillons, des voix ? * Que reste-t-il des visages mirés dans les rivières Et qui s’en vont avec nos sourires nos larmes vers les mers ?   * Un azur, une prunelle filtrés par les fenêtres Des éclats de visages Un cri n’est-il que le cocon d’où sortira le ver à soie des     ... [Lire la suite]
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08 juin 2016

Ilarie Voronca (1903 – 1946) : Eloge du silence

  Eloge du silence   Loué sois-tu silence qui entoures la pensée Le mot ne vient qu’après. Mais entre lui et la pensée Qu’il exprime, il y a cette bande suave de silence Comme un jardin entre la maison et la haie-vive.   C’est ainsi que le nageur avant de plonger dans l’eau Emplit ses poumons et retient son souffle C’est ainsi que l’idée – qui était temps -  devient parole      - qui est espace C’est ainsi qu’entre poème et vers se situe le blanc.   Et peut-être qu’autour de... [Lire la suite]
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08 juin 2015

Ilarie Voronca (1903-1946) : Mon peuple fantôme

  Mon peuple fantôme A J. Déesse   Entre mer et terre. Entre pierres et ciel. Avec le pain jaune de la route. Avec le vin rouillé de la forêt Voilà mon ouvrage accompli. Et les outils de travail Sont devenus des instruments de musique.   C’est ainsi Qu’à travers la flamme de la mémoire les objets se changent en      paroles. Sur le promontoire, ici, dernier vestige de l’homme. Rencontre. Le vent jette dans l’écume ses épées d’eaux Solitude coupée géométriquement par les... [Lire la suite]
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